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Mon sauveur, l’explorateur de planètes

Un sauveur étrange, que peu de personnes ne se douteraient. Il m’a sauvé, j’avais 23 ans. Avant cette période, avec le recul d’une trentenaire (et donc en toute objectivité ;)), j’étais une jeune fille avec beaucoup de violence et d’agressivité en moi. J’avais un avis sur tout et surtout sur tout le monde, je regardais surtout les autres sans me regarder moi-même. J’étais « immature ». Triste tableau de moi même, mais c’est comme ça. J’étais tout feu tout flamme et comme on dit pour excuser la bêtise, j’étais « entière » pour ne pas dire complètement irrationnelle, irréfléchis, complètement STUPIDE.

« Je suis de ceux qu’on lit enfant normalement. A ce moment là, je suis dans la chambre d’une adolescente. Je ne me considère pas comme un sauveur, mais j’ai pour vocation initiale de faire réfléchir, de faire en sorte que ceux qui me lisent, n’oublient pas qui ils étaient et ce qui est réellement important dans la vie. »

En pleine séparation, avec GeekDad. Oui c’était déjà lui. La petite histoire veut que l’on s’est rencontré à l’âge de 16 ans. Nous avons eu la chance (ou pas) d’avoir une vie de couple avec toutes les étapes sympathiques à un âge « juvénile » Le genre d’étapes qui nous attendent normalement à 25/30 ans. Vous savez les 3 ans, 7 ans et là vous verrez (plagia de « Formidable » de Stromae). On s’est construit ensemble, tout en s’empêchant d’avancer seul à certains moments. Mais j’y reviendrais sûrement dans un autre billet.

Toujours est-il que nous nous sommes séparés. Je me suis retrouvée seule, abandonnée, par bien plus qu’un petit ami. L’âme sœur, mon frère, mon meilleur ami, mon amant. J’étais dévastée, en colère, de souffrir autant que j’y avais cru. 

Je n’avais jamais été indépendante. J’avais 23 ans et j’avais toujours tout fait avec lui. Aller à la banque, aller à la poste, toutes mes décisions étaient préalablement vues et approuvées par nous deux. Je me reposais totalement sur lui.

Bref, je suis partis vivre chez ma mère. Par chance, j’étais installée dans la chambre de ma petite sœur. Et c’est là où l’on s’est rencontré pour la première fois. Je ne l’avais jamais lu. Je le connaissais comme tout le monde, mais je n’avais jamais pris la décision de le lire. Je me suis dis, qu’en cette période de deuil (oui le terme fort, mais choisis en âme et conscience) je devais me changer les idées avec quelque chose de léger. Un livre pour enfants, quoi de mieux ?

Je n’ai pas honte de vous parler de lui. Je n’ai pas honte de dire qu’il m’a sauvé, bien plus que de cette situation. Il a changé ma vision de la vie. Après 7 ans, j’en suis encore émue. Ma gorge se resserre, j’ai envie de pleurer. A partir de cette lecture, j’ai enfin compris ce qu’était la remise en question, ce qui est vraiment important, ce que l’on est capable de faire par amour, ce qui est vraiment beau dans ce monde.

« …Quand il arrosa la fleur une dernière fois et se prépara à la mettre à l’abri sous son globe, il se découvrit l’envie de pleurer.
« Adieu », dit-il à la fleur.
Mais elle ne répondit pas.
« Adieu », répéta t il.
La fleur toussa. Mais ce n’était pas à cause de son rhume.
« J’ai été sotte, lui dit-elle enfin. je te demande pardon. Tache d’être heureux. »
Il fut surpris par l’absence de reproches.
« Mais oui je t’aime, lui dit la fleur. Tu n’en as rien su, par ma faute. Cela n’a aucune importance. Mais tu as été aussi sot que moi. Tache d’être heureux. »
elle ajouta:  » ne traîne pas comme ça, c’est agaçant. Tu as décidé de partir. Va t’en. »

Il a décidé de partir, on a fait des erreurs, on s’est aimé, on est triste mais il faut avouer nos erreurs, souhaiter que du bonheur et comme dans le petit prince  » quand je regarde les champs de blé ça ne me fait penser à rien » lui dit le renard, « et si tu m’apprivoises, tes cheveux sont dorés lorsque je regarderai les champs je penserai a toi ».
On s’est apprivoisé le moment du départ est difficile mais quand je verrai des couleurs azur comme la où nous avons vécu je penserai à lui………….
Le premier passage qui m’a fait relativiser sur ma séparation.

Celle qui a changé ma vision de la vie c’est ce passage là :

Les grandes personnes….
Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel. Elles ne vous disent jamais : « Quel est le son de sa voix? Quels sont les jeux qu’il préfère? Est ce qu’il collectionne les papillons? » Elles vous demandent: « Quel âge a t il? Combien a t il de frères? Combien pèse t il? Combien gagne son père? » Alors seulement elles croient le connaître.
Si vous dites aux grandes personnes: « J’ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit… », elles ne parviennent pas à s’imaginer cette maison. Il faut dire : « J’ai vu une maison de trois cent mille euros. »(la somme a été réactualisé)
Alors elles s’écrient: « Comme c’est joli! »

Depuis que j’ai lu Le Petit Prince de Saint Exupéry, j’ai changé de vie. J’essaie d’être le plus juste possible, je m’énerve beaucoup moins qu’avant pour des futilités. J’essaie de ne pas tout prendre personnellement et d’avoir une ligne de conduite d’abord pour moi même avant d’en demander aux autres.

Je me sens mieux, heureuse. Je ne vis pas hors de la réalité, car la vie n’épargne personne. J’ai toujours des choses qui me révoltent, qui me mettent hors de moi. L’injustice et la méchanceté surtout.

Après avoir lu ce livre, ma quête de mon moi intérieur a commencé, tout en apprenant des autres. C’est ce qui fait aussi que j’aime tant les rencontres et ce qu’elles apportent. Je crois que le bonheur se définit par des petites choses comme des géraniums aux fenêtres, le sourire de Fleurette, rendre ma petite famille heureuse. Le bonheur est là où l’on veut bien le voir.

J’ai compris avec ce livre, que la littérature pouvait sauver. Le Petit Prince a été le premier. Je vous parlerai des autres plu tard.

couverture petit prince

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2 réflexions sur “Mon sauveur, l’explorateur de planètes

  1. Je n’y vois pas un sauveur, mais un guide, ce qui revient au même ; un guide pour rester émerveillé.
    C’était une jolie histoire facile à lire quand j’étais enfant et je le relis de temps en temps, que ce soit l’envie ou le besoin qui s’en fasse sentir. A chaque fois, j’y trouve quelque chose de nouveau.

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